Découvrez l'interview de Philippe Guelpa-Bonaro, responsable d'espace de coworking à La Cordée.

Quelle est l’activité principale de votre structure ?

Fédérer une communauté de travailleurs (indépendants pour la plupart) en leur proposant des espaces de coworking, des évènements et des services adaptés à leurs besoins.

C’est quoi pour vous la force du réseau numérique de votre ville, de votre région ?

C’est qu’il n’est pas que numérique justement. Il est fort grâce au fait que les gens se voient, travaillent ensemble concrètement puis vont boire des coups ensemble le soir, il y a un vrai lien social entre eux. Le numérique n’est qu’un moyen, un complément utile, sans doute nécessaire mais pas suffisant à maintenir des liens assez forts.

Comment vous impliquez vous dans ce réseau ?

Par mon métier forcément. En organisant des évènements à La Cordée et en mettant en lien des gens qui ont un intérêt à se rencontrer et potentiellement à travailler ensemble. D’où l‘importance de connaître vraiment chaque personne, ses projets actuels, ses envies…

Quelles sont les grandes lignes du partenariat avec Digital Campus – quels projets ensemble l’année à venir ?

L’idée c’est de montrer aux étudiants qu’une entreprise ou un espace de travail, ce n’est pas forcément une tour moche et froide et des grands plateaux à faux plafonds avec des gens en tailleurs et costards ou encore une organisation verticale avec un patron désagréable qui ne fait pas confiance aux jeunes. C’est montrer qu’en indépendant ou même salarié, c’est possible et tellement mieux de s’accomplir par le travail, de partir le lundi matin avec le sourire, en sachant qu’on va passer une journée à faire avancer un projet qui nous apporte et qui apporte aux autres.

On a vraiment envie d’immerger les étudiants au maximum dans cet esprit entrepreneurial et l’idée c’est que les étudiants bossent sur des projets réels qui sont développés à La Cordée.

Quel avenir, quels emplois pour nos étudiants dans l’écosystème digital local ?

Clairement, il semblerait qu’il y ait beaucoup plus de débouchés pour les profils développeurs. La communication, le marketing et le design/graphisme sont des secteurs un peu plus bouchés même s’ils offrent encore nettement plus d’opportunités que psy ou journaliste. Après c’est un peu comme partout : faut être bon, savoir se vendre tout en restant humble et les pieds sur Terre.

Avez-vous trouvez quelque chose de différents chez les étudiants de Digital Campus ?

Justement, avec les échanges que j’ai eus, j’ai trouvé une certaine humilité chez eux. Bien appréciable dans ce monde du web où pas mal de monde se prennent pour ce qu’ils ne sont pas.

Un mot de la fin ?

J’ai un petit projet sympa à proposer à un ou deux étudiants…