Focus sur François Objois du département Prix du Polar de la SNCF.

Interview François Objois

Tu es responsable du PRIX SNCF DU POLAR, présentes-nous ton parcours :

Je suis rentré chez SNCF en 2001 en tant qu’ingénieur après avoir été formé à l’Ecole Nationale Supérieur d’Arts et Métiers (ENSAM). J’ai débuté ma carrière sur des lignes à grande vitesse : je dirigeais des équipes de maintenance et travaux. Puis après avoir fait de la gestion de projet, j’ai décidé au bout de 10 ans de me réorienter en intégrant le pole cinéma de SNCF. J’organisais tous les tournages que ce soit pour le cinéma, la télé, des publicités, des documentaires ou des clips. Ma connaissance du système ferroviaire m’a permis de conseiller différentes équipes de tournage pour des films tels que Adèle Blanc-Sec et Mallavita de Luc Besson, Mea Culpa et A bout portant de Fred Cavayé, Le Skylab de Julie Delpy, L’écume des jours de Michel Gondry, 3 cœurs de Benoît Jacquot, No et moi de Zabou Breitmann. Nous avons également été force de conseils pour Martin Scorcese sur Hugo Cabret.

Ensuite, j’ai travaillé pour la communication interne de SNCF. Nous produisions quotidiennement avec les différents journalistes des actus, des vidéos, des interviews en ligne. Nous avons créé une application « LES INFOS » pour nos agents en interne qui relayait les informations en la plaçant à l’externe.

Qu’est ce qui t’a amené à ce poste aujourd’hui ?

D’un service technique vers un dispositif culturel, le changement de cursus est vraiment total ! C’est l’avantage de SNCF qui permet à ses salariés de se réorienter. J’ai tout de même dû me battre, faire mes preuves. Et surtout faire un choix entre la carrière et mes aspirations. J’ai choisi le plaisir. Mais j’ai toujours été heureux chez SNCF, peu importe le secteur. Si je me suis retrouvé à m’occuper du PRIX SNCF DU POLAR, c’est parce que je suis curieux et que j’ai toujours manifesté de l’intérêt pour ce prix. Je lisais les œuvres en compétition, je votais pour mes préférées. C’est donc tout naturellement que j’ai accepté de prendre la suite quand mon prédécesseur me l’a proposé. 

Quelles sont tes passions et centres d’intérêts ?

Je suis un gros consommateur de musique ! Je joue en groupe avec des amis, je passe beaucoup de temps en concert ou en festival. Naturellement j’aime beaucoup la lecture, le théâtre et le cinéma.

Quelles sont tes relations avec DC ?

Eva Garraud est une de mes amies de longue date, depuis le lycée pour tout dire. On s’est toujours suivis dans nos carrières respectives. Les équipes DC ont déjà travaillé avec SNCF à plusieurs reprises et toujours par le biais d’Eva. Notamment en 2015 avec des étudiants de Mastère 1ère année qui ont travaillé sur un projet de Data visualisation avec le service Transparence qui s’occupe de l’Open Data de SNCF. C’est pourquoi j’ai accepté avec plaisir de travailler avec les étudiants pour le challenge national 360 quand Eva me l’a proposé.

L’intérêt de travailler avec des étudiants DC ?

J’ai été hyper galvanisé par l’énergie et la fraicheur des étudiants, notamment dans l’écoute et les questions. On voit qu’on est sur des cursus où les étudiants sont hautement spécialisés dans le digital. Ce sont des cursus qui à mon époque n’existaient pas, les RS non plus. Là on est face à des étudiants de haut niveau qui sont complètement formés aux pratiques du digital. Il y a donc des méthodes, des process et des connaissances qui sont enseignées, acquises et que nous n’avons pas automatiquement. En les faisant travailler sur ce genre de projet nous savons donc pertinemment qu’ils vont avoir des idées que nous n’aurons pas.

C’est quoi la transformation digitale des entreprises ?

Elle est multiple et variée. Pour SNCF, le digital est en train de transformer les process industriels de l’entreprise que ce soit pour exploiter et entretenir nos trains ou maintenir le réseau. Par exemple, un train s’achète en petite série (100 à 200 pièces) pour une durée de vie de 30 à 40 ans. Certaines pièces ne se font plus au bout de 25 ans. Grâce à l’impression 3D, on peut les re-fabriquer à l’unité sans passer par un prestataire externe. On gagne du temps et on fait des économies. La transformation digitale profite aussi aux clients. Je pense à la dématérialisation des billets, à l’accompagnement des voyageurs en temps réel, aux solutions multimodales. Ce qu’on appelle le Porte-à-Porte chez SNCF.

Comment un grand groupe doit-il faire pour ne pas être dépassé ?

Il faut faire de la veille, se tenir au courant des évolutions. Certes, on ne peut pas tout suivre. Il faut sans cesse se remettre en question. Être agile. C’est pourquoi, nous travaillons avec énormément de start-up. La direction Digitale de SNCF a créé, en France et également dans la Sillicon Valley, les « 574 » (en référence au record de vitesse sur rail). Ce sont des centres de recherche digitaux où sont rassemblés clients, agents SNCF et développeurs pour trouver les solutions digitales de demain qui serviront tout le groupe SNCF. 

Recrutement : profil à forte expérience ou sang neuf ?

Nous sommes l’un des plus gros recruteurs de France (5000 personnes recrutées par an dans tous les domaines). Nous n’avons aucun mal à recruter parmi les jeunes, au contraire. Le ferroviaire s’apprend uniquement chez SNCF...  Nous avons tout intérêt à recruter des jeunes qui arrivent avec leurs bagages scolaires et à qui on enseigne le ferroviaire. Ce qui nous intéresse c’est de mixer les compétences avec le savoir des étudiants.

Les étudiants Digital Campus et la SNCF :

  •  LYON 

- Combien d’étudiants sont cette année en alternance à la SNCF dans votre ville et sur quel poste ? 1 Assistante communication réseau (=com interne)

 - Combien d’étudiants DC ont été en alternance à la SNCF dans votre ville depuis la création de l’école ? je ne crois pas qu’il y en ait eu précédemment

- Nous avons eu un mastère sorti en juillet dernier à la SNCF et actuellement nous avons 2 alternants, une en DC3 et un en DC4.

  • RENNES

un mastère sorti en juillet dernier à la SNCF et cette année 5 sous contrat : 3 M1 et 2 M2.La SNCF ne précise pas dans ses conventions l’intitulé de poste exact mais en général on est sur du Webmarketing et Community Management.

  • TOULOUSE

on en est à 4 contrats : 1 ancien mastère, 1DC4 l’année dernière devenu le DC3 de cette année et 1 DC4 cette année.

  • BORDEAUX

- Combien d’étudiants DC ont été en alternance à la SNCF dans votre ville depuis la création de l’école ? 5 étudiantes au total (uniquement des mastères – que des filles !)

- Combien d’étudiants sont cette année en alternance à la SNCF dans votre ville et sur quel poste ? 4 étudiantes en Mastère

  • MONTPELLIER

Sur 8 contrats 1 Mastère DC 1ère année.

Pour les autres 1 B3 RH. 2 DCG. 4 Mastère MMC.