Du 4 au 9 avril, se tenait le Web à Quebec. Erwan, étudiant Digital Campus Bordeaux, Hugo et Benjamin de Digital Campus Rennes, Simon, étudiant de Digital Campus Toulouse ont eu la chance de faire partie de l’aventure, accompagnés par Digital Campus et l’OFQJ. Ils nous livrent leurs impressions.

Dans quel cadre et pourquoi t’es-tu rendu à La Semaine Numérique de Québec ?

Benjamin : J’ai eu l’occasion d’y aller via un concours Digital Campus Rennes en interne. Nous devions réaliser une vidéo ou un motion design faisant part de notre envie d’assister à la Semaine Numérique de Québec. Les sélections ont eu lieu en novembre et l’organisation en décembre pour un départ en avril.

Erwan : J’ai assisté à la Semaine Numérique de Québec dans le cadre d’un voyage organisé par l’OFQJ. Le but était de rassembler de nombreux entrepreneurs français et québécois autour d’une seule et même dynamique : celle du partage d’expérience autour du numérique.

Hugo : J’ai envoyé une lettre de motivation, un book de mon travail, ainsi que mon blog personnel via l’école. La ligne éditoriale que je proposais leur a plu, du coup j’ai été choisi pour faire partie de l’aventure !

Comment ton école t’a-t-elle accompagné dans cette aventure ?

Benjamin : J’ai réalisé un photomontage pour annoncer mon départ. Une fois sur place, nous avons eu deux contrainte : le temps pour réaliser les vidéos et le froid. Cela nous a valu une batterie de caméra givrée ! Heureusement, nous gardions quotidiennement le contact avec l’école, notamment grâce à ma « Story » Snapchat que j’ai partagée sur la page Facebook de Digital Campus Rennes. C’était un moyen de communiquer beaucoup plus ludique et immersif que par mail. Snapchat m’a également permis de communiquer directement avec tous les étudiants de Rennes. Nous avons enfin communiqué en viso ; ainsi, les autres étudiants pouvaient vivre l’expérience comme s’ils y étaient.

Erwan : J’ai eu la chance de participer à la Semaine Numérique de Québec grâce à Digital Campus Bordeaux qui a pris l’initiative d’inscrire certains de ses étudiants pour faire partie de la délégation française. Une fois sur place c’est l’OFQJ qui s’est occupée de nous durant ce séjour riche en rencontres.

Hugo : Nous avons eu la chance de candidater via l’école qui, une fois les sélections confirmées, a passé le flambeau du suivi et de l’organisation à l’OFQJ.

Peux-tu nous parler du WAQ ?

Benjamin : Le WAQ, c’est impressionnant ! C’est le plus gros festival numérique francophone d’Amérique du Nord. Il y avait à peu près 3 000 personnes. La conférence TEDx était l’un des événements phare de ce WAQ. J’ai découvert une formidable ambiance de travail et de vie. Les conférences étaient très variées : les sujets traités allaient du développement, à la programmation en passant par de l’UX design et du design d’interface pour les Google Glass. Il y avait une belle effervescence sur les afterworks. Je pense que Québec a une longueur d’avance sur la France quant à la manière d’appréhender le travail et l’entrepreneuriat. Les Québécois font beaucoup d’afterworks, ce qui permet d’échanger dans un cadre moins rigoureux, plus convivial que chez nous. On apprend à connaître l’humain avant le professionnel.

Erwan : Le WAQ est un événement numérique à Québec. En fait, c’est même le plus gros événement numérique francophone Outre-Atlantique. Beaucoup de conférence s’y sont déroulées autour de l’intelligence numérique et la digitalisation des entreprises. On y a rencontré beaucoup de jeunes entrepreneurs qui venaient de s’installer au Québec, ou qui cherchaient à s’y installer. Le ton était très convivial. En plus des conférences, nous avons participé à beaucoup d’afterworks grâce auxquels nous nous réunissions pour parler du numérique mais aussi et surtout de nous. Il y avait beaucoup d’émulsion sociale, ce qui était très plaisant.

Hugo : C’était une expérience très intense : du mercredi au vendredi, de 9h à 18h les journées étaient remplies de conférences. Le soir, nous profitions des afterworks pour faire du réseautage en discutant avec des professionnels. J’ai assisté à beaucoup de conférences, pour faire des résumés mais aussi pour ma culture personnelle. Il y avait aussi le « Pixel Challenge », une compétition consistant à créer un jeu vidéo en 48h. J’ai suivi une équipe française qui faisait partie de la délégation. J’ai écrit un article là-dessus, qui devrait bientôt paraître sur les réseaux. J’ai beaucoup appris : c’était hyper enrichissant en tant qu’étudiant. J’ai rencontré, discuté et côtoyé beaucoup de créateurs de startups, ce qui m’a beaucoup apporté en terme d’expérience professionnelle et personnelle.

En tant qu’étudiant Digital Campus, quelle était ta mission durant cette semaine ?

Benjamin : J’étais en charge de réaliser un web documentaire sur les conférences du WAQ ainsi que nos rencontres. J’ai dû aussi assister les bénévoles sur place. Enfin, j’ai interviewé le secrétaire d’État Jean-Vincent Placé pour l’OFQJ.

Erwan : J’ai fait la couverture vidéo du WAQ et des interviews pour l’OFQJ. Nous sommes actuellement sur la post-production d’une dizaine de vidéos portant sur les conférences du WAQ. Généralement, nous avions un brief en début de journée, puis nous nous répartissions en groupes pour couvrir l’événement.

Hugo : Tous les jours, je devais relayer des articles de la délégation française sur le blog http://OFQJ- numerique.org. J’avais aussi pour mission de prendre des photos pour l’alimenter. Enfin, j’ai résumé les conférences et participé au reportage.

Qu’est-ce que cette expérience Outre-Atlantique t’a apportée ?

Benjamin : J’ai discuté avec un des patrons d’OVH Québec. J’ai envie d’y retourner plus longtemps pour avoir l’occasion à nouveau de rencontrer des personnes intéressantes et échanger davantage avec elles. À Québec, il y a 0% de chômage dans le numérique, c’est le plein emploi ! Les patrons sont très proches des employés, car il n’y a pas de hiérarchie verticale. C’est l’apport d’une nouvelle vision. Une expérience très épanouissante. Je pense avoir évolué et gagné en maturité.

Erwan : Ce voyage a changé ma vie, clairement ! Je pense cela, car il m’a permis de rencontrer des professionnels alors que j’avais un certain à priori sur les entrepreneurs, mes futurs patrons, et j’ai pu me rendre compte que ce sont des gens comme nous, des humains qui savent faire la fête et rester très professionnels. Je suis revenu avec de nombreuses idées en tête, pour ma propre entreprise, et la volonté d’entreprendre sur Bordeaux. Nous avons beaucoup à apprendre de Québec. Il faut se tourner vers l’humain. Le fait de se rencontrer autour d’un verre, d’une assiette de tapas, a tendance à casser les barrières qu’il peut y avoir entre les gens. À Bordeaux, nous avons le label French Tech, et je pense que nous avons les moyens et l’envie d’être aussi réactifs qu’au Québec. Gardons cette dynamique !

Hugo : J’ai rencontré un de mes anciens professeurs de Community Management qui a monté sa boîte à Québec : Thomas Picos. J’ai rencontré de nombreuses personnes que je connaissais de mon réseau personnel, et qui faisaient partie de la délégation française. Cela m’a permis de créer des relations d’affaire avec des Québécois.

Tu peux nous définir cette semaine en un hashtag ?

Benjamin : #tabbernak

Erwan : #fraicheurdevivre

Hugo  : #poutine

Photo : ©Digital Campus - De gauche à droite : Hugo Lebelier, Benjamin Roland, Simon Sequeria, Joffrey Gentreau (haut), Erwan Lefevre (bas).