Créer, tester, transformer : c’est dans cet esprit que les étudiants en 3e année de Bachelor Direction Artistique Multimédia de Digital Campus à Rennes ont plongé dans l’univers de la sérigraphie. Aux côtés d’Éric et Anna, de L’Atelier du Bourg à Rennes, ils ont découvert un savoir-faire artisanal exigeant et ont donné vie à leurs propres t-shirts imprimés.
De l’écran au cadre : expérimenter la matière pour enrichir la direction artistique
En troisième année, les étudiants du Bachelor Direction Artistique Multimédia apprennent à maîtriser les outils de leur spécialité et à développer une véritable stratégie créative. Ils savent concevoir des identités visuelles, penser des expériences digitales, construire des univers graphiques cohérents. Mais à Digital Campus à Rennes, la direction artistique ne se limite jamais à l’écran.
La rencontre avec L’Atelier du Bourg à Rennes s’inscrit pleinement dans la pédagogie « Tester. Apprendre. Transformer. ». Sortir du cadre numérique pour expérimenter une technique d’impression artisanale, c’est confronter ses choix graphiques à la matière, à la contrainte technique et au geste. La sérigraphie oblige à penser autrement : nombre de couleurs limité, gestion des aplats, préparation des typons, anticipation des superpositions. Ici, chaque détail compte.
Encadrés par Éric et Anna, les étudiants ont découvert les étapes concrètes du processus : préparation des écrans, insolation, calage du textile, passage de l’encre, séchage. Ils ont rapidement compris que l’intention créative devait dialoguer avec la faisabilité technique. Un dégradé trop complexe, une typographie trop fine, un contraste mal maîtrisé… et le rendu final change radicalement.
Cette immersion a transformé leur rapport à la création. Ce qu’ils conçoivent habituellement sur Illustrator ou Photoshop prend soudain une dimension physique. L’erreur devient visible, tangible. Et c’est précisément ce rapport décomplexé à l’échec – tester, ajuster, recommencer – qui nourrit leur posture de makers. On ne parle plus seulement de direction artistique : on la manipule, on l’imprime, on la porte.
Un projet concret, du brief à l’objet porté
Le projet ne s’est pas limité à une simple démonstration technique. Les étudiants ont travaillé comme sur un véritable projet client. Brief initial, intention graphique, choix des visuels, réflexion sur le message et la cible : chaque étape a été pensée comme dans une situation professionnelle.
Créer un t-shirt, c’est concevoir un support à part entière. Il ne s’agit pas seulement d’apposer un visuel, mais de penser un objet qui sera vu dans l’espace public, porté par un corps en mouvement. La direction artistique doit alors intégrer de nouveaux paramètres : placement du motif, interaction avec la coupe du textile, perception des couleurs à la lumière naturelle.
Les étudiants ont dû simplifier, hiérarchiser, affirmer leurs partis pris. La sérigraphie impose une économie de moyens qui renforce souvent la puissance du message. Moins d’effets, plus d’impact. Ce travail de synthèse est au cœur du métier de directeur artistique : savoir aller à l’essentiel sans perdre le sens.
Une fois les fichiers prêts, place à l’impression. Chaque étudiant a pu imprimer son propre t-shirt. Le passage de la raclette sur l’écran, la pression à exercer, le moment où l’on soulève le cadre pour découvrir le résultat… Ce temps suspendu crée une tension créative particulière. Le rendu final n’est jamais totalement prévisible. Il y a une part d’aléatoire, une singularité propre à chaque impression.
En repartant avec leur t-shirt, les étudiants ne ramenaient pas seulement un objet. Ils emportaient la preuve concrète de leur capacité à transformer une idée en réalisation tangible. Une pièce unique, fruit d’un processus complet, du concept à la production.
Une expérience en cohérence avec l’ADN de Digital Campus à Rennes
Cette collaboration avec L’Atelier du Bourg à Rennes illustre pleinement l’approche pédagogique de Digital Campus à Rennes. Ici, les projets sont ancrés dans le réel, portés par des professionnels en activité, connectés à l’écosystème local. La proximité avec les acteurs créatifs rennais permet aux étudiants de comprendre les enjeux concrets de leur futur métier.
La direction artistique multimédia ne se limite pas aux interfaces digitales. Elle traverse les supports, du web au print, de la vidéo à l’objet. En découvrant la sérigraphie, les étudiants élargissent leur champ de compétences et renforcent leur culture visuelle. Ils comprennent que le digital n’efface pas l’artisanat ; il dialogue avec lui.
Cette hybridation est essentielle dans un monde où les marques cherchent à créer des expériences cohérentes, à la fois en ligne et hors ligne. Un directeur artistique capable de penser un dispositif global – identité visuelle, campagne social media, édition limitée textile – apporte une vision stratégique plus riche.
À Digital Campus à Rennes, on apprend à devenir un créatif agile. Cela signifie savoir passer d’un outil à un autre, d’un support à un autre, sans perdre de vue l’intention initiale. Cela signifie aussi collaborer, écouter, tester, accepter la critique et ajuster en continu. La sérigraphie, par son exigence et son rythme, est un excellent terrain d’apprentissage pour cela.
En expérimentant un savoir-faire artisanal au cœur de Rennes, les étudiants de DC3 DAM ont renforcé leur posture de concepteurs responsables et curieux. Ils ont éprouvé la matérialité de leurs choix graphiques et enrichi leur portfolio d’un projet singulier.
Explorer de nouvelles techniques, confronter ses idées au réel, transformer une intention en objet concret : cette expérience résume ce que signifie apprendre la direction artistique à Digital Campus à Rennes.